Conférence de Fabrice Bloch et Yannis Martin
Fabrice et Yannis nous ont proposé un show plein d’humour sous forme d’une fausse formation pour devenir un bon manager toxique.
Ils ont commencé par énoncer des personas, des profils type de manager
- Le micro manager, qui ne fait jamais confiance à ses équipes, qui contrôle tout. Il démotive, fait perdre la confiance en soi et fait fuire les talents
- L’illuminé, jamais avec les équipes qui restent dans le flou. Il a une vision mais il ne donne jamais les détails
- Le tyran bienveillant, en ambiguïté constante. Il induit une perte d’autonomie et de responsabilité
- Le stratège du chaos, qui amène une concurrence malsaine entre les gens. Il produit un stress chronique et une paranoïa, il empêche la bonne coopération
- Le super agile, celui qui prône le “Soyez autonome, mais comme je vous le dit”. Entraîne une perte de confiance sur les outils/frameworks collaboratifs.
- L’harceleur, installe un climat de peur, adore les mauvaises blagues, les piques sexistes, racistes, … toujours en mode faux second degré et qui balance à tout va “c’est pour rire” / “t’as pas d’humour”
Ils ont ensuite continués en décrivant des stratégies, comme celle des sables mouvant :
- Ne pas connaître ses “sous fifres”
- L’équipe n’a jamais besoin de comprendre ce qu’elle fait, elle doit bosser
- Aucune structuration de l’équipe, ils en ont pas besoin
Les outils clés pour un bon manager ?
- Un bureau confortable
- Ne jamais avoir “le temps”, sembler toujours débordé
- Dire oui à l’auto gestion, comme ça c’est jamais de notre faute
- Bonus : trouver un lèche botte, comme ça c’est lui qui sera visé par les éventuels critique et pas nous
- Faire la rétention d’objectifs mystères
- Tout est prioritaire, en même temps
- …
Le bon moment pour tout ça ce sont les réunions :
- Jamais d’ordre du jour, il ne faudrait pas que les équipes savent quoi préparer et de quoi ça parle
- Être en retard, on est débordé de toute façon
- Aucune préparation, on a le début de la réunion pour réfléchir à ce qu’on va dire
- On monopolise la parole, car on est important et on a raison et les autres ne sont pas intéressants
- Ne prendre aucune décision
- N’avoir les discussions importantes que dans les 5 dernières minutes
- Aucun compte rendu
Le but d’un bon manager toxique est d’assurer sa tranquillité en s’assurant que les autres ne le soient pas. Il doit jouer sur :
- Le burn out : surcharge de travail
- Le bore out : isoler les collaborateurs, ne pas leur donner de travail
- Le brown out : surcharge de travail sans lien et sans importance
La “formation” se finit avec une présentation des anciens majors de promo et les modèles de tout bon manager toxique :
- Joseph Staline
- Nadine Morano
- Harvey Weinstein
- Les balkani
- Elon Musk
Et nous repartons tous avec notre certificat d’expertise. Il ne reste plus qu’à (ne pas) appliquer !